Fête à Rebalsito


Tous les ans, il y a fête au village de Rebalsito ( voisin de Tenacatita ) et je suis très heureux de pouvoir y participer. Cette fête dure 5 jours. Tous les jours, il y a un repas servi pour tout le monde, arrosé de beaucoup de bière.











Le samedi, c'est une journée spéciale pour les étrangers "gringos". Nous (les gringos ) payons chacun $10.00 et celà paye la nourriture et la bière pour tout le monde. Tous les étrangers se regroupent à un endroit précis au village et à partir de cet endroit, nous paradons dans la rue, accompagnés par une fanfare. Nous nous rendons au centre de village, où les mexicains nous attendent, et ce sont nous qui leur servons la nourriture et la bière.












Après le repas, c'est un rendez-vous au stade pour un rodéo. Environ 10 hommes montent chacun leur tour sur le dos d'un boeuf. Ils sont très habiles et peuvent rester sur le dos du boeuf sans tomber. Tout le long de ce spectacle, il y a une fanfare qui joue de la musique mexicaine et tout le monde continue à boire de la bière.

Les jours qui suivent cette journée des étrangers, nous pouvons retourner à la fête et nous pouvons manger et boire gratuitement.

Les mexicains ont vraiment le sens de la fête et aiment s'amuser.

Chuy, gardien du corail de Tenacatita

Je vous présente Chuy, gardien de la plage Mora où je suis campé. Chuy est aussi le gardien du corail de Tenacatita. Il est né dans la ville de Mexico et réside à Rebalsito, village voisin, depuis 15 ans. Il est architecte de profession. Il est un artiste sculpteur sur bois depuis une dizaine d'années.












Depuis 5 ans, pendant toute la période de tourisme à Tenacatita, il travaille 7 jours par semaine sur la plage la Mora, pour assurer la propreté de la plage et éduquer les visiteurs afin de préserver le massif de corail qui s'y trouve. Ce corail est menacé par le nombre croissant de visiteurs qui en amassent comme souvenir et qui vont même jusqu'à marcher dessus à marée basse.











Le corail est un organisme vivant, il est fragile et sa croissance est très lente. Chuy s'est donné comme mission de protéger le corail afin qu'il survive pour plusieurs années. Avec la permision de la municipalité de la Huera, il patrouille la plage et parle aux visiteurs pour les conscientiser de la fragilité du corail. Il les invite à le regarder, en faisant de la plongée de surface, mais de ne pas le toucher.











La municipalité n'a pas de budget pour offrir un salaire à Chuy, mais les campeurs qui séjournent ici acceptent de lui payer la somme symbolique de $25.00 par semaine, ce qui lui permet de survivre. Ici, comme il dit, tu ne peux arrêter de travailler, même à 73 ans, sinon tu ne manges pas. Il me révèle qu'il ne pourra jamais être retraité et c'est la même situation pour plusieurs personnes âgées du Mexique, ils ne disposent pas de pension de vieillesse. Habituellement, ce sont les enfants qui font vivre leurs parents, lorsque ceux-ci ne peuvent plus travailler.

Je suis impressionné par ce petit homme ( en stature bien sûr ), qui même à 73 ans est encore plein de projets, comme par exemple développer une école de sculpture destinée aux adolescents et leur permettre par la suite de vendre ces sculptures aux touristes de passage à Tenacatita.

9 février, toujours à Tenacatita

Eh oui, je suis toujours à Tenacatita, je suis tombé en amour avec cet endroit...












Je rencontre un couple de Montréal, Daniel et Hélène, qui m'invitent à faire une excursion sur une rivière bordée de mangroves, derrière Tenacatita. Ces arbres poussent dans l'eau. Je me crois dans la jungle, c'est de toute beauté. Je passe vraiment du bon temps avec ce couple.












Le fait de vivre ici suffisamment longtemps me permet de rencontrer beaucoup de gens et plusieurs de ces rencontres sont très enrichissantes. Les unités utilisées par ces personnes sont très variées, de la Westfalia compacte à la roulotte de plus de 30 pieds et même des bus modifiés en motorisé. Ça prend une grande roulotte pour voyager avec trois chiens et un chat...




















Si vous remarquez l'inscription sur le bus, http://www.zencor.com/ , il s'agit de Joaquin, que j'ai rencontré à Puerto Vallarta et que je retrouve ici pour quelques jours. Vous pouvez visiter son site internet. Joaquim a le projet de réaliser un tour du monde avec son bus, aménagé pour 4 à 5 personnes. Il est intéressé de rencontrer des personnes qui accepteraient de voyager avec lui, afin de partager les dépenses du voyage.











26 janvier, Tenacatita



Je suis déjà dans ma quatrième semaine à Tenacatita et je suis enchanté de mon séjour ici. Je vous disais que Tenacatita n'était pas un village, que c'était une plage avec des restaurants et quelques hôtels. Après m'être arrêté suffisamment longtemps ici, je découvre que c'est beaucoup plus que celà.






















Il y a une vie sociale assez intense sur le camping où je suis, mais aussi parmi les résidents saisonniers de la grande plage. Plusieurs personnes passent tout l'hiver ici, alors que d'autres ne passent que quelques jours. C'est un endroit où il est facile de fraterniser et se faire beaucoup d'amis. Parmi les saisonniers, plusieurs activités s'organisent, des randonnés en bicyclette, des dîners où on sert un plat typique du Mexique, des partys de plage où la téquila est à l'honneur, de même que la musique de bongos.












Je prends connaissance d'une réalité saisissante du Mexique, le travail des enfants. Je vous présente Edgar, un enfant de 15 ans qui travaille 7 jours par semaine à vendre des t-shirts. Il n'est pas seul, d'autres enfants aussi vendent divers objets sur la plage. Ils ne savent pas lire ni écrire; Edgar fait ce travail depuis l'âge de 13 ans. Lorsqu'il a commencé ce travail, il ne parlait que le dialecte de son village et il a appris l'espagnol par lui-même, en s'adressant aux touristes sur la plage.












Je pense poursuivre mon voyage vers le sud au début du mois de février, soit la semaine prochaine, vers un village nommé Maruata.












J'ai trouvé une photo aérienne de Tenacatita dans Google Earth et je situe où je suis campé sur cette presqu'île.

11 janvier, Tenacatita


Tenacatita n'est pas un village, c'est une plage où on retrouve des restaurants, quelques hôtels, un terrain de camping avec tous les services et l'endroit où je me trouve, où il n'y a pas de services; les unités qui se trouvent ici, un maximum de 12 unités, doivent être autonomes, avoir un panneau solaire, et bien gérer leurs ressources, comme l'eau pour citer un exemple. L'endroit est très connu par les gens de la Colombie Britanique, je suis le seul Québécois, il y a un Ontarien et tous les autres sont de la Colombie Britanique. Sur le terrain, il y a des toilettes chimiques, et un vendeur vient livrer de l'eau potable tous les jours.












L'endroit est un vrai petit paradis, la mer se trouve sur les deux côtés de la parcelle de terrain où nous sommes campés. Sur un des côtés, il y a du corail et plusieurs personnes pratiquent la plongée de surface. De plus, la plage voisine s'allonge sur une distance de 3 Km et demi. Le sable est bien tapé, ce qui rend la marche très confortable. Le long de cette plage, certaines personnes construisent une palapa ( un toit et trois côtés ), et montent leur tente à l'intérieur.























Nous disposons d'une petite épicerie où nous pouvons acheter les produits de base. Pour une épicerie plus complète, nous devons aller à Melaque, situé à 40 Km d'ici.

Pour la première fois depuis que je suis parti du Québec, j'ai déposé mon campeur sur le terrain, ce qui démontre que je veux passer un bon moment ici.

8 janvier, Tenacatita


J'ai vécu un beau Jour de l'An. J'ai été invité, par une famille de mexicains, à assister à la messe avec eux. Les mexicains sont beaucoup plus pratiquants que nous sommes. Nous assistons donc à la messe à l'église paroissiale de Puerto Vallarta et après, ils m'invitent à aller manger un plat typique de la région dans un restaurant non touristique. De plus, j'ai fait la rencontre de quelques itinérants avec qui j'ai passé un bout de temps. J'ai beaucoup aimé ces rencontres, qui diffèrent des rencontres habituelles dans une ville touristique, où on vous aborde la pluspart du temps pour vous vendre quelque chose.





















J'ai donc passé un mois à Puerto Vallarta, alors que je pensais que j'y passerais seulement trois ou quatre jours. Je suis bien heureux de mon séjour, j'ai réussi à me faire un quotidien intéressant dans cette ville, où j'ai réussi à faire des contacts très enrichissants.

Nous sommes le 3 janvier et je suis maintenant prêt à reprendre la route et aller découvrir un autre coin de pays. Je me dirige plus au sud-est, en longeant la côte. Je m'arrête à deux endroits, Perula et Chamala, mais je ne me sens pas d'attrait particulier pour ces deux endroits et je me rends finalement jusqu'à Tenacatita, où je décide de passer un bout de temps.


Voici un avant-goût de photo de Tenacatita, qui sera le sujet du prochain courrier. Je suis dans un endroit où il n'y a pas de café internet, je dois aller dans un autre village pour me brancher, alors je ne prends pas mes messages tous les jours.





1 er janvier, Puerto Vallarta


Nous voilà en 2007, une nouvelle année qui débute !!!












À Puerto Vallarta, comme dans plusieurs endroits du Mexique, la veille du Jour de l'An est fêtée avec beaucoup d'intensité, les mexicains ont le goût de la fête. Dans la baie de Puerto Vallarta, plusieurs hôtels ont leurs feux d'artifices, de même que la ville, ce qui est plutôt impressionnant à voir, puisque tous ces feux se font en même temps à partir de minuit.











Pour ma part, j'ai sauté l'année en compagnie de Sally et Alex, un couple de la Colombie Britanique.

Je vous souhaite une année remplie de bonheur, de santé et de projets stimulants.


29 décembre, Puerto Vallarta











Aujourd'hui, jai rencontré José Luis, qui pêchait sur un quai de Puerto vallarta. En jasant avec lui, il me demande si je ne serais pas intéressé d'acheter un morceau de terrain qui lui appartient. Ce terrain est en montagne derrière Puerto Vallarta et il me dit qu'il y a une très belle vue à partir de ce terrain.











J'accepte son invitation d'aller voir ce terrain et je rencontre sa femme et sa fille. Ils vivent très pauvrement, mais affichent un plaisir de vivre. Ce terrain n'est accessible que par des escaliers, il n'y a pas de rue pour s'y rendre. Je ne suis donc pas intéressé par l'achat du terrain, mais j'ai été enchanté de rencontrer José Luis et sa famille, et de constater dans quelles conditions une famille mexicaine peut vivre.